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Hidan's Gaiden

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Dim 31 Juil - 22:31
Spoiler:
 


Partie 1
Chapitre 1




Un passé obscurci de sang…


S’il vous arrivait de montrer une image d’Hidan à l’un de vos proches en lui demandant : quel âge crois-tu qu’il a ? Celui-ci répondra surement qu’il se situe quelque part au début de la vingtaine. En réalité, Hidan est âgé de plus de deux-cent-cinquante-sept ans. Il se souvient des jours avant la construction et l’établissement de Konoha, le village caché de la feuille. À cette époque, seuls Konoha et Suna, village caché du vent, se distinguaient des autres nations par leur grande population.

Dans ce temps, les ninjas faisaient partie de tributs nomadiques. Ces derniers voyageaient de région en région à la recherche de ressources et d’approvisionnement, de terre à exploiter, à explorer mais surtout, d’une terre de paix. Un historien pourrait facilement reconnaitre le bandeau frontal d’Hidan comme étant une rare pièce d’antiquité de grande valeur, datant de l’époque où Ame, le village caché de la pluie, était représenté par un symbole de trois lignes verticalement obliquées, basé sur sa première fondation autrefois nommée Yugakure.

À présent, ce nom a été oublié de tous. Les futures générations ignorent son existence et d’autant plus son emplacement géographique. Petit village, village paisible construit le long d’une rivière favorisant la pêche en saison printanière, Yugakure se composait principalement de citoyens, d’agriculteurs, de bucherons, de pêcheurs et certains forgerons renommés pour leur manufacture en armes de jet tel que des kunais et shurikens en format de poche.

L’économie principale du village reposait sur l'exportation vers les plus grandes métropoles. Celles-ci avaient besoin de nombreux vivres pour non seulement subvenir aux besoins des habitants mais aussi, pour maintenir la paix et l’ordre par le pouvoir économique. Pour faciliter cette tâche, de nombreuses armées furent créées. Peu de temps après, des guerres inévitables se déclenchèrent.

Le monde des ninjas fut vite plongé dans une ère de conflit, une ère de guerre. Plusieurs se battaient pour la nourriture, d’autres pour conquérir les terres. Certains se battaient pour leur honneur et d’autres, par simple soif de pouvoir. Qu’importe le motif, le résultat était désastreux. Les années furent longues, difficiles et le sang coulait abondamment sur les landes.

Bien des enfants assistèrent au meurtre de leurs propres parents. Les orphelins ne manquaient pas et leur nombre ne faisait qu’augmenter. C’était un mode de vie imposé à plusieurs, vivre dans la peur et seul pour survivre là où il n’y avait que destruction. C’est pourquoi, qu’importe la population d’un village, il fallait un nombre raisonnable de ninjas en cas d’attaque ainsi qu’une réserve d'arme proportionnellement supérieure. Si un village ne pouvait se permettre de telles dépenses, il risquait bien plus de se faire anéantir par le prochain conquérant.

Dans notre situation, malgré le calme qui régnait au sein des habitants de Yugakure, un individu semblait prendre plaisir à détruire cette prospérité. Il courait tel un délinquant, une baguette de pain tenue fermement sous son bras.

- Hé ! Reviens ici sale petit voleur ! S’écria un boulanger corpulent à la poursuite d’un jeune garçon, son rouleau à pâtisserie levé bien haut.

- Seulement si tu réussis à m’attraper, gros lard ! Ha-ha-ha-ha-ha ! Répliqua insolemment le jeune en grimaçant.

La réputation d’Hidan n’était certainement pas mieux durant son jeune âge. Provocateur et insolent, c’était un véritable petit fauteur de troubles. Le nombre de plaintes rapportées à son sujet ne manquait jamais à l’appel. Désemparée à chaque bêtise, la mère de l’enfant avait essayé plusieurs fois de lui faire entendre raison mais en vain. D’une autre part, elle ne pouvait réellement lui en vouloir car avec elle, Hidan agissait toujours en bon garçon bien éduqué. Une fois à l’extérieur, c’était tout autre. Il s’en foutait royalement du reste du monde.

Si embêter son prochain était sa seule et unique source de motivation, c’est qu’il lui manquait forcément un but concret et pourtant, rien ne semblait l’intéresser. L’art ? Il trouvait que c’était une perte de temps. Le combat ? Il prenait plaisir à médire les gardes en les associant à de vulgaires pions d’échiquier. Des pions qui combattent pour protéger des gens qui ne s’intéressent qu’à leurs biens personnels sans éprouver la moindre reconnaissance.

Cette façon de penser était fausse bien entendu, mais dans la peau du jeune Hidan, il était persuadé que personne ne se préoccupait de ce qui pourrait bien lui arriver. Il était un être nuisible, un véritable parasite sur deux pattes. De plus, l’opinion générale des habitants du village était qu’on pouvait bien se passer de ce sale gosse. Une opinion partagée de tous, incluant même le père du gamin qui le méprisait déjà mais ayant, heureusement, une seule et unique opposition, sa chère maman.

Hidan n'avait pas beaucoup ami d’ailleurs. La question serait plutôt, en avait-il besoin ? Ses relations avec les enfants de son âge étaient presque aussi fructueuses que celle portée envers ce boulanger obèse. Non seulement il ne cherchait pas à se faire accepter d’un groupe, mais démontrait souvent de l’agressivité en présence de jeunes de son âge.

En revanche, il ne ratait pas l’occasion d’être la cible des remarques concernant la couleur de ses cheveux grisâtre ou bien encore celle de ses yeux rouge-violet qu’on confondait parfois à un coloris rosé pour l’énerver. Il n’était pas rare de le voir entouré de quatre à cinq enfants dont le meneur proférait les insultes tandis que les autres riaient à son appui comme aujourd’hui.

- Alors Pinky tu n’as pas marre d’agir comme un perdant ? Aboya le jeune aux cheveux bruns cours avec un sourire moqueur tracé sur son visage.

Les autres s’éclatèrent de rire en voyant Hidan serrer les poings visiblement frustré. Qu’il aime provoquer était une chose, mais qu’il cède tout aussi rapidement lorsqu’on le provoque était un bien gros défaut de sa personnalité.

- Oh ? Regardez-ça ! Le perdant se fâche ! Siffla-t-il sous un torrent de rires aigus alors qu’il se pencha légèrement vers l’avant en prenant une voix très dramatique. Oh non ! Pinky va encore pleurer à sa maman si nous n’arrêtons pas ! Ah-ah-ah-ah !!!

Le gamin était en plein cœur du délire. Il ne réalisa à peine le prochain mouvement du jeune Hidan bouillant de colère et de rage. Son regard était noir, colérique et haineux. Il n’avait qu’une seule envie à cet instant, celle de casser la gueule à cet insolant. Par excès d’adrénaline, Hidan se rua sur le gamin et le plaqua brutalement au sol. De là, il donna des coups, des coups et encore des coups. Sans regarder, sans viser, il se laissait guider par la haine. Il n’arrêtait pas ! Étrangement, il souriait. Un sourire qui n’avait rien d’humain.

Les enfants étaient affolés, les filles crièrent de peur et les garçons restèrent pétrifiés un bon moment devant la scène. L’un deux cria à l’autre d’aider leur copain qui se faisait massacrer. Ils tentèrent de repousser Hidan par derrière mais reçurent un violent coup de coude en plein ventre.

Heureusement, un adulte intervint juste à temps en prenant contrôle d’Hidan par la force. D’autres arrivèrent en courant afin d’aider le garçon battu et d’évaluer son état. Son nez cassé pissait le sang et une partie de sa lèvre avait été déformée par l’excès des coups. Une femme accourut avec un bandage mouillé et essuya doucement la surface de son visage. Les deux gamins furent séparés aussitôt; le blessé par la dame, suivi de ses camarades, et Hidan, tiré de force en direction de sa demeure.
***





J'ai le goût du rien inexistant et pâle, le néant de la maturité, l'essence de l'ennui du vieux croupi et desséché, la confiance en soi outrancière et le trépas terni par les cendres, le vide... ah le vide !


Dernière édition par Nelliel Tu Odelschwanck le Jeu 1 Sep - 17:00, édité 10 fois
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Lun 1 Aoû - 4:26
Une fois sur les lieux, ils furent accueillis non par la mère mais bien par le père du gamin. La ressemblance était frappante hormis ses cheveux atteignant la longueur de ses épaules. Il était grand et vêtu d’un haut de Kimono de combat noir avec des pantalons plutôt larges. Il n’était pas particulièrement musclé mais l’ouverture de son kimono laissait place à un torse plutôt athlétique et sans la moindre pilosité.

Son regard marquait la dureté alors qu’il fronça sévèrement les sourcils vers son fils. Ce dernier n’eut pour réaction qu'un air indifférent, bref il boudait. Son patriarche lui ordonna sèchement de rejoindre sa chambre afin d’écouter le récit de l’homme qui l’accompagnait en privé. À l’étage supérieur, Hidan s’enferma dans son petit monde et alla s’allonger sur son lit. De là, il observa le plafond tout en écoutant ses parents discuter.

On pouvait entendre "Il a un sérieux problème d’attitude. Qu’allons-nous faire de lui ? S’il continu il risque d’être une menace pour le village." Entre temps, sa mère semblait convaincue qu’il y avait un malentendu. C’était évident qu’elle prenait la part de son garçon tant aimé malgré tous ses défauts, son comportement rebelle et violent face à l’autorité. Pour elle, c’était normal qu’un enfant de sept ans soit un peu impulsif. Elle gardait espoir qu’il changera un jour, qu’il prendra de l’assurance et de la maturité… "Vous avez vu l’état de ce garçon ? Il l’a carrément défiguré !"

- Tch...

Toutes ces disputes finissaient toujours de la même façon, c’était sa faute. Le sentiment de culpabilité avait dont de l’agacer. L’espoir de sa mère n’était qu’une vision utopique. Les gens ne changent pas, ils évoluent avec leurs choix. La racine de leur comportement est ce qui influence leur développement. Ils peuvent, avec de la volonté, améliorer un trait de leur attitude. En contrepartie, les gens qui changent entièrement ne sont que le fruit d’une quelconque assimilation souvent mû par des fins de guerre.

Hidan pensait ainsi, et comme nous le connaissons aujourd’hui, sa perception des ninjas n’a pas changée. Ce sont des tueurs du passé, ce sont des tueurs du présent et resteront des tueurs dans le futur. Reste faible et tu périras dans cette jungle. Les jolies paroles telles que ce sont des protecteurs civils, des gardiens du village ne sont pour lui qu’un tas de mensonges, une perte d’oxygène à les dire. Pour lui, les ninjas sont encore des assassins à embaucher seulement que maintenant, ils ont une sorte de déguisement social, voilant leur véritable identité.

Suivant cette perception, nous savons que son arrogance ne date pas de l’obtention de son immortalité. Bien sûr, cet aspect développa considérablement ce trait peu apprécié de son caractère mais de nature, Hidan était simplement comme ça. Plutôt centré sur lui-même avec un père autoritaire qui l’associait à un bon à rien sans aucune chance de réussir dans la vie. Ce constant rejet paternel était un élément qui pesait lourdement sur son moral. Comme il ne montrait jamais de sentiment autre que l’orgueil, tout le monde était porté à croire qu’il était simplement violent ou dérangé. Avaient-ils raison… ou tort ?

D’un regard plus compréhensif, Hidan passait souvent de long moment de réflexion dans sa chambre à force d’être puni. La solitude était pour lui une berceuse quotidienne qui le séparait de la réalité, le chassant parfois de l’incompréhension qui le hantait lourdement. Cette fois, il observait les taches de sang séchées et mêlées de grains de poussière sur sa main gauche encore refermée sur elle-même. Il l’a déplia lentement, affaiblissant son étreinte quand soudain, il ressentit une douleur atroce.

- ITE ! S’écria-t-il à voix basse. On ne peut pas faire mal à quelqu’un sans se faire mal ?

Tout à coup, la porte de sa chambre s’ouvrit dans un violent éclat ! Le bruit se fit entendre de l’extérieur jusqu’aux voisins. La réaction du jeune Hidan ne fut qu’un dédaigneux levé de sourcil vers son père qui venait de percer sa bulle prospère. Son bras droit conservait sa position en arrière de sa tête comme support, il n’était pas plus alarmé qu’il ne fallait.

Le patriarche, colérique et visiblement insulté par le manque de respect de son fils, s’approcha de lui en l’agrippant par la gorge d’une poigné ferme. À la grande stupéfaction de sa mère debout près du cadre de porte, il plaqua Hidan contre le mur avec ardeur, puis s’écria.

- C'EST QUOI TON FICHU PROBLÈME ?!?! Demanda-t-il en pressant davantage contre le mur. SI ON NE T'AVAIS PAS ARRÊTÉ, TU l'AURAIS TUÉ ! Ne te rends-tu pas compte de la gravité de tes actions ?

Ses yeux semblaient exorbités par la colère. Il en tremblait. Hidan, lui, restait impassible.

- Besoin d’attention ? Excès de violence ? Ta mère et moi on se force le cul pour t’élever et faire de toi un ninja un jour et tout ce que tu prouves, c’est d’être un sale morveux irrespectueux et incompétent !

- Eh….eh… eh…

- Qu’est-ce que c’est que ça ?!?! Aboya–t-il en secouant durement son fils pour la deuxième fois.

- Eh-eh… ah… ah-ah…

Son père désirait qu’il devienne un ninja. Cette réplique fit rire le jeune Hidan dont la tête était baissée vers l’avant. Il n’avait pas bougé d’un poil ni tenté de se protéger, se laissant ainsi manipuler comme un vulgaire pantin. D’ailleurs cette réaction étrange inquiétait la mère qui observait silencieusement la scène d’un regard anxieux. Contrairement à son mari, elle avait de longs cheveux noirs et lisses. Son toupet ornait chaque côté de son visage aux yeux rougeâtres qui furent hérités par son garçon. Le reste de sa chevelure était maintenue vers le haut par une sorte de ruban blanc.

Elle se mordit la lèvre inférieure puis, ses yeux s’agrandirent aussitôt. Hidan venait de recevoir une baffe en pleine figure. La pièce plongea alors dans un silence des plus paradoxaux avant qu’une voix eu l’audace de le briser. Une voix narquoise et à la fois passionnée. La voix qu’aurait un tueur sur le point de commettre son prochain meurtre.

- Tu aimes… me faire mal… pa ? Demanda Hidan en souriant. Tu as mal… quand tu me frappes… non ?

Son sourire s'élargit alors que l’humeur du père passa de la colère à la stupeur. Il ne s’était pas attendu à une telle réplique de la part de son fils. L’étreinte s’affaiblit aussitôt et Hidan tomba sur ses genoux, toujours souriant. Un sourire cruel et froid, adressé à son paternel qui se dirigeait vers la porte, le visage encore stupéfait. Il intercepta son épouse qui s’apprêtait à parler en posant sa main sur son épaule. Il la regarda avec sévérité tout juste avant de la guider à l’extérieur de la chambre dont il ferma la porte sur son passage. Ce soir, Hidan ne put dormir. Il s’était recroquevillé sur lui-même dans le coin de la pièce et continuait de fixer intensément sa main tachée de sang.

C’était sans doute cette nuit qu’il réalisa deux choses : l’une était qu’il éprouvait une étrange satisfaction à se faire mal si l’autre pouvait partager une partie de cette douleur et l’autre, c’était qu’il avait désormais une raison d’être; devenir un ninja comme son père désirait tant de lui. Depuis l’incident avec le jeune garçon, Hidan fut maintenu sous haute surveillance et n’avait, sans aucune exception, le droit de quitter sa maison. Il passait la majorité de ses journées dans la cour extérieure où il s’entrainait au tir de précision sur des cibles en bois avec sa réserve de shurikens volés.

Cette période de vie ne fut certainement pas la plus palpitante. Son père l’observait souvent lors de ses séances pratiques et refusait toujours de lui montrer de nouvelles techniques. Il avait peur que son fils devienne une arme de destruction contrairement au bouclier de protection qu’il espérant tant de lui. Le lien père et fils entre ces deux là n’avait jamais réussi à prendre forme.

La seule personne qu’Hidan semblait respecter à cette époque était sa chère maman. Bien qu’elle restait passive et sans autorité lorsqu’elle se confrontait à l’opinion de son époux, elle était la seule à lui donner l’amour dont chaque enfant normaux avaient besoin. Malheureusement, Hidan était loin de l’être. C'était un élu, et il allait le découvrir tôt ou tard. C'était son destin.
***





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Mer 10 Aoû - 3:37
Un beau jour, Hidan descendit à l’étage inférieur, dans la cuisine plus précisément, avec un sourire heureux sur son visage. Il tenait quelque chose dans ses mains et le présenta devant sa mère qui l’avait la vaisselle. Celle-ci se retourna, émit subitement un cri de terreur et échappa brusquement l’assiette qu’elle tenait. Un bruit aigu de porcelaine cassée retenti dans toute la pièce.

Devant elle se trouvait Hidan, les bras mutilés de plusieurs coupures encore fraiches. Il tenait une feuille de papier, le seul et unique dessin qu’il n’ait jamais offert à quelqu’un. Un portrait représentant lui et elle main dans la main à une exception près... il avait été dessiné à l’aide de son sang, le sang qui dégoulinait lentement de ses bras jusqu’au sol.

Sur le coup, la panique et la stupeur la gagna, mais la mine de joie se renversant vers la tristesse qu’affichait son unique enfant lui montrait une certaine incertitude. Pire encore, si son mari rentrait et voyait son fils presque renié dans un tel état, les conséquences seraient surement fatales. Elle s’approcha doucement d’Hidan et tenta de maintenir un sourire tout en essayant de ne pas trembler. Cela sembla le réconforter peu à peu.

- Hidan..., dit-elle en camouflant ses craintes. Tu vas venir avec moi. Tu dois prendre un bain. Regarde, tu es tout sale. Tu ne veux pas salir le ménage de maman, n’est-ce pas ?

Hidan paru confus. Il était passé de la joie à la peur pour ensuite sombrer dans l’incompréhension. Ce dessin était la démonstration de son âme donnée à la seule personne qui semblait le comprendre et le protéger. Il hésita un peu, mais accepta de suivre sa mère à l’étage d’un hochement timide de la tête. Elle s’était déjà empressée d’enrouler ses bras mutilés dans une serviette pour ne pas faire plus de traces qu’il n’en faut. Dénudé et mis au bain, alors qu’elle pansait ses blessures et nettoyait le sang, elle souriait toujours en apparence en murmurant constamment la même expression d’une voix mélodique et chaleureuse qui cachait à peine ses craintes.

- Tout va bien aller… tout va bien aller… tout va bien aller… tout va bien aller…

Hidan accepta le traitement sans broncher. La perte de sang combinée à la sensation de se faire border par ce tout premier amour ne tarda pas à le faire bailler de sommeil. Une fois ses plaies bandés, sa douce maman le fit sortir du bain et l’habilla avec des vêtements à manches longues pour voiler la provenance de sa peinture spéciale. Elle le prit dans ses bras et l’apporta à sa chambre où elle lui remonta sa couverture jusqu’au nez. Le jeune Hidan, à bout de force, ferma les yeux tandis que sa maman lui déposa doucement un baiser sur son front en disant :

- Merci pour le dessin, Hidan.

Alors que son fils dormait comme une pierre, la mère, toujours cernée par la peur de la réaction de son mari, s’empressa d’aller effacer toutes les traces de sang qu’Hidan avait laissées couler sur le sol. Que son enfant se mutile était une chose que son époux n’apprécierait pas. Elle n’approuvait pas ses méthodes puisqu’à chaque fois qu’Hidan se faisait discipliner, son comportement devenait de pire en pire.

Elle ne débattrait pas cette idée devant son homme, mais elle surveillait toujours Hidan, comment il se comporte et ce qu’il devient. Elle qui n’a jamais agi avec violence devant lui sentait que même si ce dessin était d’une conception diabolique, cela l’a représentait, elle et Hidan, main dans la main. Elle sentait que même si elle était la seule à voir le bon fils, c’était grâce à cette méthode parentale.

Tâche de sang par tâche de sang, elle effaçait la démence de son fils avec son amour maternel et une serviette imbibée d’une eau pure et cristalline. Plus elle avançait dans son nettoyage, plus elle se sentait bien en pensant que le pire serait évité lorsque le soleil se couchera. Elle se mit à allumer les chandelles pour accueillir son mari qui revenait de son tour de garde et, avec l’une d’entre elle, brûla le dessin d’Hidan : la dernière preuve.

***
Le père franchit la porte comme à son habitude avec un accueil chaleureux de son épouse. Il se dévêtit de son armure, se mit à table et mangea avec appétit ce que cette dernière lui servit avec un sourire. Il ne se soucia de son fils qu’en lui demandant s’il avait commis une bêtise. Rien de très suspect pour la mère étant donné que son seul soucis en tant que père était de ne pas voir son fils le couvrir de honte une nouvelle fois.

Le repas terminé, en bonne épouse, elle desservit la table et fit la vaisselle. Soudain, son mari la prit par les hanches, lui causant un frisson de surprise. Depuis qu’Hidan était assez âgé pour s’attirer des ennuis, c’était la première fois qu’ils étaient si près l’un de l’autre et dans une telle posture. L’homme vint à son oreille pour lui susurrer une simple question :

- Tu sais ce qui est le plus important pour un garde ? Dit-il avec charme en lui embrassant le cou.

- Se tenir au garde-à-vous pendant très longtemps ? Répondit-elle d'un ton enjoué.

- Discerner l’odeur du sang…

La femme si délectée de cette attention sentait son humeur se briser en mille morceaux telle une vitre perforée d’une pierre. Pourquoi parlait-il de sang si soudainement ? Sait-t-il déjà tout ? Les bras du garde auparavant charmants et confortables lui donnèrent l’impre-ssion d’être prisonnière de son regard perçant. Elle avait si peur et cet inconfort n’allait que croître.

Pendant ce temps, Hidan avait déjà récupéré de ses pinceaux écarlates et se réveillait en remarquant le couché de soleil. Il sortit discrètement de sa chambre avec un regain d’énergie et une faim modérée. Sa perte de sang avait laissé un certain vide qui ne demandait qu’à être comblé par un des repas divins de sa mère. En descendant au rez-de-chaussée, il vit l’armure de son père et se dit qu’elle devait être en train de faire la vaisselle dans la cuisine. Il amorça une douce descente et aperçut sa silhouette enlacée par celle de son père. Ce dernier continua son explication :

- L’odeur du sang est tenace. Lorsqu’un garde sent cette fragrance, il sait qu’il y a des problèmes. C’est son rôle de suivre cette odeur et de régler ce désordre… mais que je la sente ici…, il prit une grande respiration et continua : Sur toi…

Il marqua une pause dramatique et huma l’air dans la pièce pour fixer la chandelle qui servait à illuminer les corvées de son épouse : celle qui avait servi à brûler le dessin d’Hidan. Cette fixation que l’homme avait sur la chandelle fit trembler la mère de façon incontrôlable. Elle était au bord de la panique et des larmes. Alors qu’elle croyait avoir épargné à son fils un châtiment de la part de son père, ses espoirs furent fracassés, broyés, anéantis. Hidan, au sommet de l’escalier menant au sous-sol, regardait la scène sans bruit. Le patriarche continua :

- Sous ce toit, la seule source de désordre, c’est Hidan… c’est lui que tu tentes de couvrir… Qu’a-t-il fait cette fois ?

La mère était paralysée, mais pas par son impuissance ou la présence imposante de son mari. Elle conservait le mutisme pour protéger son fils bien aimé. S’il apprenait… non, il ne l’apprendra pas. Elle ne dit rien et resta sur la défensive. Elle craint, cependant, que son mari monte au premier étage pour battre Hidan encore pour ce manque de collaboration. L’homme retira avec dégoût l’étreinte du corps de son épouse comme s’il s’agissait d’un parasite. Soudain, elle se retourna et lui dit :

- Attends, ne va p…

Elle s’interrompit alors qu’une gifle lui ecchymosa la joue droite. Hidan, voyant son père frapper sa mère ainsi, toujours silencieu-sement, remonta jusqu’à sa chambre. Il pouvait entendre sa douce maman pleurer alors que son père lui hurla ces quelques mots résonnant à travers le domicile :

- ICI, LES GARDE FONT LA LOI ET FONT RÉGNER LA PROSPÉRITÉ ! SI QUELQUE CHOSE VIENT PERTURBER L'ORDRE DE CE VILLAGE OU SOUS CE TOIT, J'AI LE DEVOIR DE LE PUNIR ! TÂCHE DE T'EN RAPPELER !

Hidan était dans son lit. Il n’était pas traumatisé ou apeuré… Il se sentait furieux. S’il y avait une justice en ce monde et que son père la représentait, il s’était juré par cette blessure à ses poings, toujours en cicatrices, qu’il le détruirait. Il avait tellement le goût de frapper… et cette fois-ci, s’il avait une victime sous la main qu’il pourrait battre, il n’y avait aucun doute dans son esprit qu’il l’aurait tué.

Sa mère au sous-sol était encore agenouillée suite au coup de son mari contrôlant qui avait quitté la pièce pour trouver le sommeil. Elle regarda la flamme qui avait consumé le dessin d’elle et de son garçon et sourit malgré les larmes ruisselant de ses joues. Sans le savoir, les cendres qui flottaient dans l’air de la pièce en cette nuit fatidique et portant l’odeur maudite du sang avait caché la présence du jeune Hidan qui avait assisté à cette dispute.

***





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Jeu 1 Sep - 16:16
Partie 1
Chapitre 2




Rencontre avec la folie


Les mois passèrent petit à petit. Hidan allait bientôt avoir huit ans. Depuis l’incident avec le jeune de son âge, les enfants le fuyaient dès qu’il s’approchait d’eux et, depuis la dispute avec ses parents, la situation conjugale ne faisait qu’empirer. Chaque soir, il se sentait impuissant face à toute cette violence silencieuse alors que son père revenait de son tour de garde. Sa mère affichait toujours un sourire lorsqu’il était dans les parages. Cela semblait apaiser Hidan de ses tourments et de ses envies de démolir son patriarche qui ne se donnait même plus la peine de montrer la moindre délicatesse à sa douce moitié.

Depuis qu’elle s’était dressée contre lui, il la voyait comme une ennemie plutôt qu’une femme et partagea la haine qu’il avait pour son garçon envers elle. Hidan étant un nid à catastrophes et méfaits, il n’était pas rare d’entendre son père hurler après la pauvre mère désemparée. Lorsque la frustration le gagnait, les coups se faisaient entendre. Ces échos nourrissaient toujours la haine envers celui qui prétendait utiliser la justice pour valider sa violence. Hidan en avait marre, il voulait s’enfuir mais il était trop tôt encore. Au fond, il se sentait prisonnier tel un animal en cage, prisonnier d’une cellule appelée justice.

Assit sur un rocher près de la rivière serpentant près du village, Hidan s’amusait à lancer des cailloux pour en faire des ricochets. L’ennui finit par se dissiper alors qu’il ressentit une sensation agréable soudaine : la chair de son index s’était soudainement rompue après un nombre de lancers incalculables. Ce qui était parti pour être une journée ennuyeuse prit une tournure soudainement intéressante. Il se mit à trier quelques roches jusqu’à en trouver une autre pouvant lui procurer le plaisir de se faire saigner. La sensation, par contre, n’était en rien comparable à la fois où il avait frappé sur le gamin.

Pendant ce temps, une petite fille nouvellement arrivée au village l’observait. Elle n’était pas la seule à passer par là, mais la seule à être restée pour regarder. Elle-même l’ignorait… Pourquoi rester ici devant un simple garçon qui lançait des pierres dans une rivière ? Tout-à-coup, il cessa tout mouvement. Son doigt s’était coupé sous le nombre de lancers. Puis, il se mit à chercher d’autres roches et les trier selon leur forme. Elle décida de s’approcher doucement en accrochant quelques pierres sur le passage afin de l’avertir de sa présence. Hidan se retourna en croisant le regard de la fille… puis l’oublia en un instant.

- Je m’appelle Hana, débuta-elle d’une voix mignonne et polie. Et toi ?

- Hidan...

- Pourquoi tu n’es pas avec les autres ? Enchaîna-t-elle en se penchant un peu dans sa direction, remarquant alors quelques blessures sur la main gauche du garçon.

- Heh, si j’le savais, j’te le dirai, répondit-il simplement avec un sourire en coin, ne quittant pas la rivière du regard.

Selon lui, elle ferait comme les autres enfants et fuirait dans les jupons de sa mère. Le temps de faire cette réflexion était suffisant pour elle d’agir à l’encontre de ses attentes, prenant subitement le doigt endommagé d’Hidan et l’enroula dans un bout de tissu qu’elle avait déchiré de sa robe. L’espace d’un instant, il crut qu’il s’agissait de sa mère. Son visage lui apparut avant de se dissiper sur celui de la petite. Elle était blonde aux cheveux attachés par deux lulus légèrement inclinées vers l’arrière de sa tête. Ses lèvres portaient un sourire amical et ses yeux, garnis d'un bleu azur.

- Arrête de bouger ! Ordonna-t-elle en constatant une certaine résistance à ses bonnes intentions.

Le jeune Hidan semblait confus une fois de plus. Le soudain plaisir qu’il avait eu s’était dissipé avec l’étreinte du bandage. La joie de son sang était toujours si mal perçue. Même sa mère ne pouvait pas comprendre au premier regard. Comme elle lui rappelait sa maman, il pensa pouvoir lui faire comprendre. Il prit donc une autre roche et se lacéra le poignet opposé avec une finesse exceptionnelle.

De son point de vue, la fille pensait simplement qu’Hidan avait besoin d’attention et s’empressa de prendre la main de ce dernier pour la couvrir d’un autre morceau de pansement. Il la repoussa un moment puis accepta. Un sourire s’accrut sur son visage alors qu’il descendit ses manches. En relevant le bandage, il pouvait encore voir sa coupure pleurer le sang de son doigt et de son poignet. Avec le bandage, il semblait tout à fait normal et sans la moindre blessure.

C’est ce que sa mère voulait faire et cette fille en faisait tout autant. Se satisfaire et se cacher d’avoir été satisfait… comme un bandage, celui-ci ne fait que couvrir la plaie. Si elle pouvait les couvrir à chaque fois qu’Hidan avait envie de se complaire ainsi, peut-être pourrait-il se refreiner de causer le chaos. L’endroit actuel était cependant mal choisi, pouvant facilement attirer l’attention des villageois.

- Demain, je vais en forêt à la sortie Est du village pour m’entrainer, dit Hidan en brisant le silence. Tu pourrais apporter quelques bandages au cas où et m’aider si ça te chante.

La jeune sembla enchantée comme si elle venait de trouver une branche à laquelle s’accrocher. Elle s’illumina et acquiesça avant de repartir dans la foule. Hidan lui offrit un sourire et retourna chez lui. La soirée se passa sans anicroches pour la simple et bonne raison qu’il n’avait rien fait. Le silence semblait un peu moins insupportable. Son père le regardait d’un air sévère comme à son habitude afin de percer son bouclier, mais cette fois, ses yeux rivaient une simple vitre. Qu’importe le plaisir, Hidan avait le visage qui le démontrait sans pour autant en spécifier l’origine. Sa mère, quant à elle, semblait ravie de son nouveau sourire non-forcé.

***
Le lendemain, aux alentours d’une heure de l’après-midi, Hidan avait déjà finalisé ses préparatifs en vue de son entrainement. Comme il ne pouvait pas installer son parcours de cibles mouvantes trop près du village, il dû le monter à plus d’un kilomètre à l’est. Là, personne ne pouvait le déranger et vice versa concernant les bucherons qui coupaient sélectivement la forêt nord et sud de Yugakure. Ce jour-là, il se vêtit d’un t-shirt gris foncé, de pantalons trois quart noirs et d’un bandeau rouge qu’il attacha à l’arrière de sa tête pour faire un look plus ninja.

Il se regarda un instant dans un miroir. Ses bras étaient affreusement scarifiés. Anciennes comme fraiches, toutes les coupures étaient visibles. Il s’empressa de couvrir la totalité de ses bras d’un épais bandage avant de s’emparer de son sac d’équipement qu’il mit sur ses épaules. D’un pas plutôt pressé, il descendit l’escalier mais fut soudainement arrêté par les bras ouverts de sa mère. Celle-ci bloqua son passage et tira son garçon contre elle afin de lui donner un câlin maternel pas tout à fait désiré.

- Arf… man, pas maintenant…, répliqua Hidan qui tentait vainement de se défaire de l’emprise affective. Man… tu m’étouffes ! J’dois y aller, vraiment !

- Quelqu’un t’attend ? Demanda sa mère avec un sourire taquin.

Comme chaque bonne mère, elle avait un don pour deviner plein de secrets sans avoir posé une seule question. Fallait bien l’avouer, elles avaient un don psychique incroyable ou bien une intuition sur-humaine. Pour tout dire, c’était ça, être maman après tout.

- Tu as tout compris alors, faut que je file ! Répondit Hidan en se libérant de l’étreinte affaiblie suite à ses paroles.

Il sortit de sa maison au pas de course qu’il maintenu constant jusqu’à la sortie Est du village. Bien qu’il ait encore un bon kilomètre avant de se rendre sur les lieux, il ne comptait pas courir en présence d’Hana. Elle n’était qu’une fillette des plus normales après tout, une petite nouvelle autrement dit. Ses parents étaient diplomates de bonne réputation avec bien des centres de commerce extérieur. Ils constitu-aient un bon atout dans le roulement économique et en plus, ils étaient de très bon diplomates dans le but de forger une alliance pour des fins de paix.

Yugakure devenait de plus en plus côtoyé, mais non par des ninjas comme l’aurai espéré Hidan, mais bien par de simples civils, des commerçants. Plusieurs projets d’élévation d’auberges étaient en vigueur pour accueillir les touristes qui prirent goût à la beauté des chutes d’eau cristalline et du grand lac central dans lequel il était possible de se baigner en saison chaude et humide.





J'ai le goût du rien inexistant et pâle, le néant de la maturité, l'essence de l'ennui du vieux croupi et desséché, la confiance en soi outrancière et le trépas terni par les cendres, le vide... ah le vide !
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Jeu 1 Sep - 16:45
À la sortie est se tenait Hana, patientant pour la venue de son invitant. Telle que conseillée, elle portait quelques bandages ensachés à sa ceinture avec un compartiment comportant quelques onguents de divers sortes. Elle leva le regard ensoleillé d’un sourire pour accueillir Hidan pressant le pas de course comme s’il était en retard. Il ralentit à son approche pour interpeller la jeune fille d'un simple signe de tête. Il était totalement en hâte à l’idée de commencer son entrainement particulièrement… sanglant…

- Salut Hidan-kun ! Nul besoin de te presser, tu sais ? Tu n’es pas en retard, Dit-elle avec un sourire.

- Mon entrainement est déjà en cours, tu sais ? Il n’est jamais trop tôt pour commencer, lui répondit-il avec un brin d’ironie.

Il se mit en route et fit signe à sa compagne de le suivre.

- Alors, quelle sorte d’entrainement ce sera ? Demanda-t-elle en le suivant.

- Tu verras une fois sur place. C’est un entrainement spécial.

- Et tu… te blesses souvent en t’entrainant ? Dit-elle en hésitant.

- Je m’entraine aussi en me blessant. Il est vital pour un ninja de savoir encaisser autant qu’il offre de coups.

- Je comprends… tu t’entraines depuis longtemps ?

- Un an plus ou moins.

- Tu dois être puissant, non ?

- Peut-être…

- Je vois ! C’est ce pourquoi tant te craignent ? Expliqua-t-elle avec un brin d’excitation.

- Je te l’ai déjà dit. Je ne sais pas pourquoi on me craint. On le fait et c’est tout, répondit-il avec exaspération.

- Désolé…

Hidan et Hana arrivèrent à un lieu semi-dégagé près de cinq-cents mètres à l’est du village. La forêt les entourant était moyennement dense mais suffisante pour installer des cibles un peu partout. Le soleil était bien haut dans le ciel, annonçant une journée chaude et un entrainement tout aussi suant. Il n’y avait pas un seul nuage, ce qui rassurait Hidan à l’idée d’attraper la pluie sur le chemin du retour. Salir encore une fois le plancher de la maison est une chose que sa mère n’apprécierait pas. Après une brève observation des lieux, le jeune ninja s’arrêta.

- Ici sera parfait. Il faut simplement que je trouve quelques cibles décentes.

- Je peux aider en quelque chose ? Demanda Hana avec un mince sourire aux lèvres.

- Tu pourrais lancer quelques roches dans les buissons là-bas, dit-il en pointant de sa main droite la direction assignée tout en armant sa main gauche de shurikens.

Hana ne comprenait pas vraiment son raisonnement mais accepta et lança les quelques cailloux demandés. Elle fut soudain surprise de voir plusieurs petits animaux sortir des fourrés l’air affolés. Ses yeux s’émerveillèrent brièvement à l’instant même, mais son regard s’assombrit alors qu’ils furent tous touchés par des shurikens lancés par Hidan. Les armes transpercèrent leurs cous aussi facilement qu’une aiguille à travers un tissu de soie. Deux oiseaux, deux écureuils et un lapin gisaient dans leur sang sur l’herbe humide devant les deux enfants.

- Cinq sur cinq…, dit Hidan avec un brin de froideur dans sa voix.

- Hidan, pourquoi as-tu fait cela ? Qu'est-ce que tu entends par cibles ? Demanda-t-elle nerveusement.

- J’aurais pensé que tu aurais deviné que les cibles immobiles après un an étaient quelque chose de lassant.

- On va devoir les manger, n’est-ce pas ?

- Les manger ? Non, ce ne sont que des cibles. Elles ne sont là que pour me permettre de m’entrainer, dit-il en marchant vers les proies pour en extraire ses shurikens d'une main ensanglantée qui n’échappa pas au regard d'Hana.

- Comment t’es-tu blessé ainsi ? Demanda-t-elle apeurée.

- Lorsqu’on lance des shurikens, la main peut porter quatre projectiles facilement et les lancer avec un parfait contrôle : un entre chaque paire de doigt. Il marqua une pause. Le cinquième doit être lancé avec la paume de la main ce qui fait qu’il me coupe automatiquement, ajouta-t-il en observant la blessure, les yeux perdus dans un certain vide.

- Attend, laisse-moi te bander ça. Je suis là pour ça après tout, dit-elle d’un ton semi-autoritaire alors qu’elle précipita quelques bandages sur la plaie du jeune shinobi.

Hidan était extasié de sa plaie et que la jeune Hana prenait son rôle aussi adéquatement. Elle commença avec trois épaisseurs mais, comme le sang le traversait le tissu, elle doubla la dose et serra suffisamment pour éviter l’effusion. Ce renfort la fit paraitre comme étant pratiquement nerveuse et le sourire de son patient n’aidait en rien sa quiétude. Elle fixa ce dernier d'un air soucieux. Un air familier à Hidan car c’était ce soit disant air apeuré qu’avaient la plupart des enfants, surtout les jeunes fillettes lorsqu’il s’approchait d’elles.

- Tu trouves ça amusant te blesser, Hidan-kun ?

Elle ne comprenait pas… c’était évident. Bien sûr que se blesser est quelque chose d’amusant. Indépendamment d’un allié ou d’un ennemi, c’est amusant. Hidan la regarda pendant quelques secondes et ne voyait pas la moindre cicatrice. Il ne sentait pas le moindre effluve de sang. Elle ne pouvait comprendre le plaisir d’éclabousser ce flux vital. Mais comment lui faire goûter sans l’effrayer ? Comment lui faire comprendre que le sang est si bon ? C’est si simple. Il suffit qu’elle coupe ou se coupe intentionnellement. D’une façon ou d’une autre elle comprendrait : laquelle choisir ?

Comme Hidan était déjà partiellement blessé, elle pourrait simple-ment le couper avec ce tissu alors qu’elle le resserre sur sa main. Pendant qu’elle l’emballait encore, il retira brusquement celle-ci, ouvrant la chair davantage, créant donc une légère effusion de sang artériel qui gicla sur visage d’Hana. Celle-ci poussa un cri soudain et s’essuya la région faciale prestement comme si elle fondait à la corrosivité de l’acide.

- Désolé Hidan-Kun, je ne voulais pas aggraver la situ..., dit-elle avant d’être interrompu par ce dernier.

- Tu n’as pas à t’excuser. Ça fait du bien. Je t’assure, corrigea-t-il en mettant un sourire passionné sur son visage.

Elle eut soudainement peur et le gifla brusquement sans réfléchir.

- Tu es fou ? Quand tu saignes, tu te rapproches de ta mort !!! Il n’y a rien de drôle là-de...

Elle s’interrompit une nouvelle fois alors qu’un shuriken lancé par Hidan lui effleura la joue droite.

- Maintenant, tu comprends ? Demanda Hidan surexcité.

- Oui… je comprends ce que tous au village craignent de toi !

- Ah ? Vraiment ? Répliqua Hidan en haussant un sourcil. Tu ne peux pas comprendre ! Pas encore… tu n’as rien vu… Attend ! Je vais te montrer...

Avec finesse, il retira la totalité de ses bandages, dévoilant plusieurs marques rougeâtres sur ses bras. Plusieurs même étaient encore ouvertes et profondes à se demander s’il se coupait jusqu’à l’os. Terrifiée par ce qu’elle vit, Hana recula de quelques pas mais fut brusquement immobilisée par un second shuriken qui lui caressa le haut du bras droit de ses pointes fines et tranchantes. Le contact fut suffisant pour créer une petite coupure.

Le projectile poursuivit sa route vers les boisés derrière elle et fut arrêté par le tronc d’un arbre, près d’une étrange silhouette humanoïde. L’intrus se volatilisa aussitôt et Hidan cru, dans l’espace de ce court instant, qu’il s’agissait d’une sorte d’illusion… Il ne baissa point ses gardes pour autant, il était sûr d’avoir discerné une présence, une ombre. Qu’importe ce que c’était, cette chose les observait depuis longtemps.





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Dim 11 Sep - 16:45
Alors qu’Hidan s’était concentré à fouiller pour l’espion, Hana ne perdit pas de temps pour se relever et courir au village le plus rapidement possible. Elle était en larmes et en peur, mais la route dégagée et claire ne lui causerait peu de problème pour retrouver son chemin jusqu’à Yugakure. Une autre décision plus urgente devait se prendre : la laisser tout rapporter au village ou l’interrompre. D’une façon ou d’une autre, il devait s’y rendre et s’il devait l’interrompre, ce sera plus facile pour lui de le faire s’il n’est pas trop distancé par la gamine.

Au pas de course, il se mit à la traquer animé d’un étrange mélange d’instinct farouche et d’excitation tel une bête affamée à la recherche d’une proie. Plus il la poursuivait et plus l’envie de la stopper et peut-être même lui faire… quelques supplices, lui plaisait. Elle… elle avait été une très mauvaise fille… et comme les mauvaises filles et les mauvais garçons de ce monde… cela mérite punition…

À cent mètres du village, Hana reçut un nouveau shuriken au mollet puis s’effondra au sol. En relevant son champ de vision, elle vit Hidan avec une expression sadique au visage qui la regardait de haut avec un shuriken entre l’index et le majeur. Elle resta au sol et afficha un faciès de profond mépris. Devant elle se tenait un démon et non un simple gamin. Le sourire de ce dernier s’élargit.

- Ça alors… tu me tiens encore tête petite sotte… il est temps pour toi d'apprendre où est ta place dans ce monde …, dit-il avec assurance et cruauté. JE suis la loi maintenant et si TU m’enfreins, TU seras puni ! Voilà pourquoi TU es au sol… ta punition approche…

Plus il parlait plus ses paroles étaient rapides et marqués d’une profonde excitation meurtrière.

Il leva brusquement sa main armée et s’apprêta à frapper, mais fut soudainement interrompu par cinq gardes dont son paternel. Ce dernier soupira en regardant son fils et l’état de la situation.

- Entrainement ninja… il n’y a vraiment que toi, Hidan, pour faire un entrainement si puant de sang. Vermine chaotique… Il se retourna vers ses alliés gardes et ordonna : Allez apporter cette fille chez ses parents, je rapatrie cet inculte de rejeton à mes soins et je lui administrerai son sort une fois chez moi.

Tous acquiescèrent et escortèrent la jeune Hana à sa demeure. Quant au père d’Hidan, il l’apporta chez lui par la peau de sa gorge sur une distance de plus de deux-cents mètres pour ensuite le plaquer contre le mur frontal de la maison.

- Alors… Hidan… qu’est-ce que tu croyais accomplir en faisant toute cette effusion de sang ?

- Quelle question ! Urgh… je m’entrainais à devenir ninja idiot ! Répondit-il avec une légère difficulté respiratoire.

- Un ninja ? Si tu crois qu’un ninja agit comme toi, tu es un fou sans l’ombre d’un doute !!!

- Hehehe… pa… tu crois savoir ce qu’est un ninja ? Si tu t’efforces à faire régner l’ordre, pourquoi es-tu tant attiré par le sang ? Demanda le jeune shinobi en riant.

- C'EST ÉVIDENT !!! Hurla le patriarche en resserrant sa poigne. JE LE CHERCHE POUR ÉRADIQUER LE CHAOS !!!

- Et comme c’est tout ce que tu cherches, c’est tout ce que tu peux trouver hein ? …urgh !!! Jehhhh comprahhh…

Son père relâcha un instant sa poigne pour le laisser tomber un genou au sol. Il croisa les bras en regardant Hidan s’expliquer sans en perdre le souffle.

- Tu… tu ne vois plus que le chaos là où il n’y a qu’un semblant de désordre ! C’est pourquoi tu frappes maman maintenant… depuis ce soir… t’es juste un con…

- Je vois…C’est tout ce que tu as à dire pour ta défense, morveux ? Ce que tu as fait est impardonnable pour un enfant, tu seras donc jugé comme un adulte et emprisonné pour ton crime…sitôt que j’en aurai l’approbation… je reviens dans une heure…

Le père d’Hidan se retourna vers sa femme, plutôt mal cachée derrière la porte, et lui murmura quelque chose à l’oreille. Sur ses mots, elle se redressa de stupeur. Hidan la regarda avec un brin d’incompréhension sur son visage. Pourquoi sa douce maman semblait si soucieuse ? Que lui avait-il encore dit pour la mettre dans un tel état ? Le jeune Hidan se releva machinalement et s’avança vers elle qui, malgré le départ de son époux, demeurait tétanisée par quelque chose n’apparaissant au gamin que de simples murmures.

- Maman ? Ça va ? Demanda-il en questionnant sa mère du regard.

- Hidan… pars… c’est maintenant ou jamais.

Hidan regarda sa mère en doutant de ses paroles. Pourquoi le chassait-elle ainsi ? Elle, qui était la seule à le comprendre vraiment… elle qui prenait toujours son parti même s’il était coupable… elle, sa douce maman qu’il aimait tant veut le voir partir ? C’était difficile à croire même pour un enfant de son âge. Ses yeux étaient encore figés par l’assimilation du message.

- P…pourquoi ? Hidan demanda avec un brin d’incertitude de vouloir réellement savoir. Pourquoi me chasses-tu ? C’est toi qui devrais partir, pa n’a pas à se faire endurer de toi ! C’est à toi de fuir !

- Je reste pour toi Hidan, dit-elle en s’accroupissant l’air paniqué s’étant estompé. Je ne peux pas partir si tu restes. Si tu pars, je serai libre, car je n’aurai plus personne à protéger ici.

- Alors… tu partiras… toi aussi ? Demanda Hidan avec un brin d’espoir. Tu me rejoindras… non ?

La mère abaissa le regard et secoua négativement la tête.

- Je crois plutôt que c’est toi qui me rejoindras, mais nous nous reverrons Hidan. Maintenant, pars !

Elle lui embrassa le front une dernière fois et le laissa partir.

Hidan ne comprenait pas exactement ce qu'elle entendait par se revoir s'il fallait qu'elle reste ici alors que lui prenne la fuite. Néanmoins, si fuir pouvait lui rendre sa liberté, cette raison était suffisante pour lui d'agir en conséquence. Il se précipita au pas de course dans sa chambre et attrapa toutes les armes de jet qu’il puisse trouver et porter. Shurikens, kunais, voir même des senbons qu’il n’était pas encore habile à manipuler avec aisance. Il sortit aussitôt par la fenêtre entre ouverte et monta sur le toit de la demeure.

De là-haut, il offrit un dernier sourire à sa mère, puis, avec agilité, enjamba d’un bond la muraille du village. Comme il n’avait pas beaucoup de chakra, son contrôle était inné de sorte à lui permettre de gentiment se laisser glisser sur le revers de celle-ci pour ensuite disparaitre vers l’ouest. Sa mère, quant à elle, n’avait pas bougé. Elle était apaisée de voir son fils hors des griffes de son diabolique père, espérant qu’il puisse désormais vivre une vie agréable et stable. L’écho de la voix masculine de son mari résonna une dernière fois alors qu’elle ferma les yeux pour sécher une dernière larme.

C’est ta dernière chance pour montrer de quel côté tu es… avait-il dit avant de retourner à sa base.
Elle n’avait pas menti à Hidan, elle sera libre dans sa mort et relégua ses espoirs d’une vie meilleure à son enfant en fugue. Le soleil se couchait déjà, disparaissant avec Hidan dans le fin fond des bois et la lune ne tarda pas à se montrer. Elle était heureuse, soulagée et accomplie en tant que mère et le seul regret qu’elle eut avant son déclin fut sa faible volonté pour ne pas s’être opposé à son mari.

Hidan était déjà loin du village et se rapprochait des abords de la nation. Il était déterminé à fuir encore loin et recommencer sa vie, changer d’identité, s’exproprier de ce corps et étendre sa haine aux limites connues de sa passion, à commencer par retirer ce bandeau lui donnant l’air d’un ninja. Il s’arrêta sur un rocher et regarda la lune qui le guidait en cette nuit fatidique. Elle paraissait plus radieuse que jamais. Sa lumière se reflétant sur son faciès lui parut comme une lueur d’affection provenant de sa mère avant son départ de la nation.

- Où crois-tu aller comme ça morveux ? Demanda une voix derrière lui.

Hidan n’en croyait pas ses oreilles. Ce ton, ce même ton qu’il pouvait clairement entendre alors qu’il ne s’entendait même plus respirer, résonna derrière lui. Comment était-ce possible ? Il l’aurait suivi jusqu’ici ? Le jeune protagoniste se retourna lentement en stagnant à plusieurs reprises pour faire finalement face à son père croisant les bras avec un regard meurtrier. Il était déjà couvert de sang et esquissait un sourire maniaque.

- Hidan, Hidan, Hidan… que vas-tu faire maintenant ?

***





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Hidan's Gaiden

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